temps semble avoir arrêté son cours pour nous persuader de faire perdurer le
bonheur que l'on éprouve. Les derniers 47 jours constituent à certains
égards l'un de ces instants bénis des dieux que l'on souhaiterait voir se
poursuivre encore et toujours.
Tant par la qualité des personnes, des paysages et du climat qui ont formés la toile de fonds de ce voyage, l'expérience que nous venons de traverser
est unique et irremplaçable. Bien qu'elle soit comme une œuvre d'art
inachevé, elle a soulevé notre enthousiasme, marqué notre imaginaire et
contribué à faire de chacun d'entre nous, des êtres humains meilleurs qu'ils
ne l'étaient avant leur départ en raison de l'environnement culturel
multiséculaire qui nous a entouré. La grandeur intacte des cathédrales
visitées, l'immersion consciente dans les centaines d’œuvres d'art majeures
de la Renaissance Italienne ont forgé dans le creuset de nos âmes
individuelles, des outils aptes à sculpter nos vies intérieures, les rendant
ainsi plus conformes à l'idéal de perfection poursuivi par tous ces maîtres
d'œuvre dont les noms évoquent à eux seuls l'immensité d'un continent :
Michelangelo, Raphaël, Galilée, Léonardo da Vinci etc.. Où qu'ils soient,
nous souhaitons à tous nos parents et amis un bonheur équivalent, car toutes
ces merveilles sont des dons faits à l'humanité pour qu'elle se les
partage avec la même exaltation recueillie et la même vénération puissante
que ceux qui les ont conçus avaient pour leurs Dieux.
Afin de m’aligner sur le cadre que notre ami André Charland a utilisé pour rédiger la conclusion de ce voyage sur son blogue : andrefrancineeuro2011.eklablog.com, j’en adopterai la forme afin d’y ajouter les commentaires suivants :
Nice : Toujours imperturbablement belle, romantique, colorée et accueillante. Une destination à conseiller pour tous ceux qui iront bientôt à la retraite avec le désir de vivre des moments d’émotions intenses sous un ciel et une côte d’azur infini. Pour ceux qui seraient séduits par l’idée, je propose une marche à suivre sur mon blogue : cgendron.blogspot.com dans un article intitulé : Retraités à vos ardoises ! …pour vivre votre propre expérience tout en douceur.
Cinque Terre en Italie : La Spezia aurait mérité que l’on s’y attarde davantage. Son centre ville piétonnier formé de belles avenues avec des boutiques somptueuses et de bons restaurants, sa grande place de marché et ses grands espaces publiques, encadrés d’immeubles colorés où des familles entières se regroupaient à la fin de chaque jour, offraient un bel exemple de vie familiale à l’italienne. La proximité de Marina di Carrare et du massif montagneux du même nom aurait pu devenir l’objet d’une courte excursion d’une demi-journée afin de parcourir le chemin emprunté par Michelangelo qui venait y choisir les blocs de marbre d’un blanc immaculé lui servant à sculpter ses chefs-d’œuvre.
En Italie «at large» : Avec le recul, il aurait été souhaitable pour nous d’allonger notre séjour à Montegufoni d’une semaine et de réduire celui de Nice à trois semaines. L’Italie a tellement de beautés à nous offrir, ses habitants sont tellement chaleureux et accueillants en général que nous aurions pu avantageusement profité de cette permutation pour visiter Lucca, Montelupo, Colle Val d’Elsa et Vinci.
Florence : Ah Firenze ! Bella, Bellissima ! Que d’histoires sur chaque pierre où nous avons posé nos pas. Que d’intrigues, que de drames vécues ici mais combien de soupirs exaucés et de rêves concrétisés grâce aux riches mécènes ayant entretenus une véritable cour d’artistes dont les chefs d’œuvres immortels reposent bien à l’abri des musées qui en prennent un soin infini. Nous avions prévu sortir du Florence historique pour explorer l’autre Florence, la moderne, afin de déceler si le fil du temps avait tissé une trame secrète entre l’ancienne ville et l’actuelle afin que se perpétue l’universelle beauté incarnée dans tous les chefs d’œuvre de cette Renaissance Italienne dont la moralité et l’art ne font qu’un. Avis donné à monsieur Beslusconi au seuil du palais Pitti dont l’équilibre des proportions et des formes des statues de marbre semblaient s’unir aux cris des étudiants pour scander : L’ITALIA NON E UN BORDELLO ! Hélas le temps nous fut compté, comme il le fut pour Berlusconi qui, hier encore, démissionnait de la présidence de son pays.
Les Jardins Boboli : Un immense amphithéâtre dans la cour arrière des Médicis, un parc de verdure meublé de statues de marbre, témoins muets de la vie animée et florissante qui y régnait. Imaginez un instant une scène immense entouré de centaines de candélabres pour l’éclairer, des musiciens en retrait sur chacun des côtés, des bancs de pierre surélevés en demi-cercles pouvant sûrement recevoir plus de 3000 personnes avec en arrière fonds les coupoles de la Piazza del Duomo, du baptistère, de San Lorenzo, l’église paroissiale des Médicis, enfin la campagne vallonnée tout en douceur avec ses rangées symétriques de vignobles et d’oliviers à perte de vue. Des allées aménagées en escalier et bordées de cyprès étirant leur longue flèche vers le ciel, lieux privilégiés des intrigues et des confidences puis encore des allées, cette fois longues de 500 mètres avec des arcades recouvertes de vignes, celles-là propices à toutes les conversations amoureuses, à toutes les tentatives de séduction. À différents paliers, de grands bassins d’eau avec des variétés de carpes complètent ce décor idyllique où l’aristocratie et les riches marchands de Firenze venaient se rassembler autour des Médicis pour les courtiser et profiter de leurs pouvoirs séculiers et religieux.
Montegufoni : Un vieux castello du XIè siècle, détruit, reconstruit, restauré et modernisé. Des villas de jadis entourant le château, il ne reste qu’un tunnel de pierre creusé à même la colline jusqu’au château. Passage secret permettant de fuir discrètement les lieux en cas de besoin. Nous l’avions juste dans notre cour arrière. Sur un versant de la colline à 200 mètres du château, la petite église San Lorenzo abritant une fresque du peintre Giovanni Domenico Ferretti de l’école florentine. Le cadre est typique de la campagne toscane avec ses allées de vignes et d’oliviers à perte de vue, ses rangées d’arbres plantées avec une symétrie parfaite comme celle existant sur chaque ligne de convergence contribuant à l’harmonie de l’ensemble. On ne peut que sortir grandit d’un tel décor et nourrir le désir de retrouver à travers nos représentations la sagesse et l’équilibre qui en émanent comme par une sorte de fécondation silencieuse.
Ci-joint plusieurs dizaines de photos du château de Montegufoni et de son environnement immédiat. Vous y trouverez matière à laisser vagabonder votre imagination au coeur de cette Toscane que nous avons beaucoup aimé en raison de son calme, de sa sérénité et de son décor champêtre qui fut un enchantement de tous les instants. Si l'on prend en compte que nous étions à 20 km de Florence et qu'il ne nous fallait que 30 minutes pour y parvenir en traversant des paysages grandioses - et tout cela pour un prix dérisoire - cet endroit est une balise importante pour qui veut baigner dans l'atmosphère magique de ces lieux riches de plusieurs siècles d'histoire. Je vous joins le texte complet publié sur Wikipédia au sujet du «Castello di Montefugoni» :
Château de
Montegufoni
Le château de Montegufoni (le Castello
di Montegufoni- littéralement le château du mont des gros hiboux)
est situé au centre de la Toscane, à 20 km dans le sud
de Florence, dans le hameau de Montagnana près
de Montespertoli.
Montegufoni se dresse sur l'ancienne Via
Volterrana, la route empruntée par Charlemagne et d'autres empereurs pour
rejoindre Florence ou Rome et qui passe à Volterra et à Sienne.
Originellement le château appartient aux Ormanni,
une famille citée par Dante dans la Divine Comédie.
Histoire
En 1135, les Florentins envoient une expédition punitive pour détruire
le château. Il est laissé en ruines jusque dans les années 1200 quand la
propriété est achetée par les Acciaiuoli.
Gugliarello en est le premier propriétaire. Ses descendants
s'enrichissent énormément grâce à un nouveau système bancaire et vers la fin
du XIIIe siècle, Montegufoni est devenu un
château avec une série de sept bâtiments entourées de murs : les sept
anciennes villas de l'ancestral château de Montegufoni mentionnées
dans une inscription du château.
En 1310, Niccolò Acciaiuoli -
qui devint ensuite grand sénéchal de Naples et ami cher de Boccace et de Pétrarque - naît ici dans la salle du
château, appelée aujourd'hui la capella.
En 1348, le roi Louis Ier de
Naples chassé de son royaume par le roi de Hongrie se réfugie
avec son premier ministre à Montegufoni. Il a l'habitude de banqueter avec
l'évêque Angelo
Acciaiuoli dans la salle des banquets (salle aujourd'hui
appelée Il Teatro) qui donne sur la partie du château appelée
aujourd'hui le Cortile dei Duchi (la cour des ducs).
En 1386, la tour et d'autres pièces sont construites par Donato Acciaiuoli qui est à la
fois duc d'Athènes,
sénateur de Rome et Gonfalonier de
la république de
Florence.
En 1396, Donato menace de réformer Florence et il est vaincu
et chassé de la république, mais ses biens (Montegufoni compris) sont sauvés de
la confiscation par son frère cardinal. Les trois fils de Donato résidèrent à
la cour d'Athènes jusqu'à ce que l'un d'eux, Agnolo
di Jacopo, retourne à Montegufoni avec son fils (le duc
Francesco) et son cousin (de là probablement le nom de la cour des ducs).
En 1546, un autre Donato restaure la tour sur le modèle de la Torre
d'Arnolfo du Palazzo Vecchio de Florence et
construit la salle d'armes (salle appelée aujourd'hui Gallerie) et
pendant cette période Montegufoni devient le point de rencontre des artistes
florentins et de toutes les parties du monde.
En 1612, Cosme II de Médicis est
invité à Montegufoni.
Vers 1650, un Donato avec sa femme Anna
Maria Altoviti restaure tout le château, tel que nous le voyons
aujourd'hui, en reliant les sept bâtiments jusqu'alors séparés.
Le château continue à être le centre social de la vie florentine pendant
tout le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle,
jusqu'au déclin de la famille Acciaioli, qui le vend à la famille Baracchi. Plus tard, en 1909, Sir George Sitwell, un excentrique anglais, tombe amoureux de
la magnifique structure de Montegufoni et décide de l'acheter au nom de son
fils Sir Osbert Sitwell.
Dès lors les Sitwell commencent à enrichir et à embellir le château,
ce qui donne, entre autres, la pièce décorée de fresques par Gino Severini en 1922.
Pendant la Deuxième Guerre
mondiale
Des œuvres comme l'Adorazione dei Magi de Domenico
Ghirlandaio, La Primavera (le Printemps)
de Sandro Botticelli et
la Vierge d'Ognissanti par Giotto di Bondone sont cachées à
Montegufoni pendant l'occupation allemande et ensuite restituées à la Galleria degli Uffizi de Florence à la fin de
la Guerre[2].
Les barons Sitwell en ont fait un important centre culturel fréquenté
par beaucoup d'écrivains et d'artistes surtout américains et anglais.
En 1966, Sir Osbert, devenu un écrivain britannique émérite, s'établit
définitivement au château. Atteint de la maladie de
Parkinson, il meurt en 1969.
En 1972, Reresby Sitwell vend le château à l'actuel propriétaire Sergio
Posarelli qui dès lors commence à le restaurer pour faire du château de
Montegufoni un centre d'hébergement touristique renommé.
Aujourd'hui
Le château, comme beaucoup de lieux de résidence en Toscane, est
transformé pendant la belle saison en appartements ou en salles de réception
pour les mariages et autres manifestations.
Le cadre est typique avec ses multiples terrasses fleuries et ses
citronniers en pots, ses figuiers, ses plantations d'oliviers et ses propres
vignobles dans les alentours immédiats.
Les vestiges de fresques dans la Grotta située sous la
première terrasse rappellent la proximité artistique de Florence et le passé
prestigieux du château.
Son église San Lorenzo contient une fresque de Giovanni
Domenico Ferretti peintre rococo de l'école florentine ;
la Madonna col Bambino de l'atelier de Lippo di Benivieni,
datant du Trecento est conservée aujourd'hui au Museo di Arte Sacra de
Montespertoli.
Pour agrandir les photos, cliquez dessus et poursuivez aisément en cliquant à l'intérieur du cadre de chacune des photos
Château de
Montegufoni
Le château de Montegufoni (le Castello
di Montegufoni- littéralement le château du mont des gros hiboux)
est situé au centre de la Toscane, à 20 km dans le sud
de Florence, dans le hameau de Montagnana près
de Montespertoli.
Montegufoni se dresse sur l'ancienne Via
Volterrana, la route empruntée par Charlemagne et d'autres empereurs pour
rejoindre Florence ou Rome et qui passe à Volterra et à Sienne.
Originellement le château appartient aux Ormanni,
une famille citée par Dante dans la Divine Comédie.
Histoire
En 1135, les Florentins envoient une expédition punitive pour détruire
le château. Il est laissé en ruines jusque dans les années 1200 quand la
propriété est achetée par les Acciaiuoli.
Gugliarello en est le premier propriétaire. Ses descendants
s'enrichissent énormément grâce à un nouveau système bancaire et vers la fin
du XIIIe siècle, Montegufoni est devenu un
château avec une série de sept bâtiments entourées de murs : les sept
anciennes villas de l'ancestral château de Montegufoni mentionnées
dans une inscription du château.
En 1310, Niccolò Acciaiuoli - qui devint ensuite grand sénéchal de Naples et ami cher de Boccace et de Pétrarque - naît ici dans la salle du château, appelée aujourd'hui la capella.
En 1348, le roi Louis Ier de
Naples chassé de son royaume par le roi de Hongrie se réfugie
avec son premier ministre à Montegufoni. Il a l'habitude de banqueter avec
l'évêque Angelo
Acciaiuoli dans la salle des banquets (salle aujourd'hui
appelée Il Teatro) qui donne sur la partie du château appelée
aujourd'hui le Cortile dei Duchi (la cour des ducs).
En 1386, la tour et d'autres pièces sont construites par Donato Acciaiuoli qui est à la
fois duc d'Athènes,
sénateur de Rome et Gonfalonier de
la république de
Florence.
En 1396, Donato menace de réformer Florence et il est vaincu
et chassé de la république, mais ses biens (Montegufoni compris) sont sauvés de
la confiscation par son frère cardinal. Les trois fils de Donato résidèrent à
la cour d'Athènes jusqu'à ce que l'un d'eux, Agnolo
di Jacopo, retourne à Montegufoni avec son fils (le duc
Francesco) et son cousin (de là probablement le nom de la cour des ducs).
En 1546, un autre Donato restaure la tour sur le modèle de la Torre
d'Arnolfo du Palazzo Vecchio de Florence et
construit la salle d'armes (salle appelée aujourd'hui Gallerie) et
pendant cette période Montegufoni devient le point de rencontre des artistes
florentins et de toutes les parties du monde.
En 1612, Cosme II de Médicis est
invité à Montegufoni.
Vers 1650, un Donato avec sa femme Anna
Maria Altoviti restaure tout le château, tel que nous le voyons
aujourd'hui, en reliant les sept bâtiments jusqu'alors séparés.
Le château continue à être le centre social de la vie florentine pendant
tout le XVIIe siècle et le XVIIIe siècle,
jusqu'au déclin de la famille Acciaioli, qui le vend à la famille Baracchi. Plus tard, en 1909, Sir George Sitwell, un excentrique anglais, tombe amoureux de
la magnifique structure de Montegufoni et décide de l'acheter au nom de son
fils Sir Osbert Sitwell.
Dès lors les Sitwell commencent à enrichir et à embellir le château,
ce qui donne, entre autres, la pièce décorée de fresques par Gino Severini en 1922.
Pendant la Deuxième Guerre
mondiale
Des œuvres comme l'Adorazione dei Magi de Domenico
Ghirlandaio, La Primavera (le Printemps)
de Sandro Botticelli et
la Vierge d'Ognissanti par Giotto di Bondone sont cachées à
Montegufoni pendant l'occupation allemande et ensuite restituées à la Galleria degli Uffizi de Florence à la fin de
la Guerre[2].
Les barons Sitwell en ont fait un important centre culturel fréquenté
par beaucoup d'écrivains et d'artistes surtout américains et anglais.
En 1966, Sir Osbert, devenu un écrivain britannique émérite, s'établit
définitivement au château. Atteint de la maladie de
Parkinson, il meurt en 1969.
En 1972, Reresby Sitwell vend le château à l'actuel propriétaire Sergio
Posarelli qui dès lors commence à le restaurer pour faire du château de
Montegufoni un centre d'hébergement touristique renommé.
Aujourd'hui
Le château, comme beaucoup de lieux de résidence en Toscane, est
transformé pendant la belle saison en appartements ou en salles de réception
pour les mariages et autres manifestations.
Le cadre est typique avec ses multiples terrasses fleuries et ses
citronniers en pots, ses figuiers, ses plantations d'oliviers et ses propres
vignobles dans les alentours immédiats.
Les vestiges de fresques dans la Grotta située sous la
première terrasse rappellent la proximité artistique de Florence et le passé
prestigieux du château.
Son église San Lorenzo contient une fresque de Giovanni
Domenico Ferretti peintre rococo de l'école florentine ;
la Madonna col Bambino de l'atelier de Lippo di Benivieni,
datant du Trecento est conservée aujourd'hui au Museo di Arte Sacra de
Montespertoli.
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